Dans le bus de Vincennes qui me conduit au métro pour retourner à la gare et, de là, vers ma province, une femme noire se penche vers moi, accroche son regard vers le col de mon blouson : "vous étiez là hier ?" Je comprends en même temps que c'est mon badge qu'elle fixe : "François Hollande 2012". Je revois ses yeux derrière ses lunettes, bruns et lumineux, comme éblouis encore : "Ces gens...tous ces gens... j'en avais la chair de poule. je suis allée à la Bastille pour Mélenchon, mais c'était pas ça, pas tant !"... <br /><br />C'est merveilleux ce besoin de parler qui fleurit chez les gens, les pousse à s'adresser à l'inconnu, à celui qui n'a même pas sa couleur de peau mais qui porte sur lui ce petit signe qui appelle la confiance, à parler de ce qu'on a vécu de profond, de fort.... <br /><br />(la suite sur blog de clément dousset)
