Le film s'articule autour d'une question centrale que <br />nous posons telle une énigme : comment réconcilier cette <br />singularité culturelle qu'est la lecture, mise au point très <br />récemment par notre seule espèce, avec la lenteur de l'évolution <br />génétique, et donc avec la fixité de la biologie du cerveau ? <br />Stanislas Dehaene nous propose alors une hypothèse scientifique <br />étonnante : le recyclage neuronal. En d'autres termes, nos <br />inventions culturelles, comme la lecture, résulteraient du <br />détournement de fonctions cérébrales préexixtantes. <br />Conduit comme une enquête, le récit retrouve les traces <br />d'un bricolage évolutif, qui a permis à l'homme de concevoir des <br />mots, des signes, un alphabet à l'intérieur des contraintes <br />imposées par un équipement cérébral médiocrement adapté à <br />cette tâche. Comment les premières formes de l'écriture <br />ont-elles été choisies ? Que faisait la région occipito-temporale <br />gauche avant que nous n'apprenions à lire ?
