L'OM n'y a jamais vraiment cru, ce mercredi soir, si ce n'est l'espace d'une petite demi-heure, entre les deux premiers buts inscrits par Liverpool, et il s'est logiquement fait punir par ces Reds (0-3) que beaucoup avaient enterrés prématurément et qui lui ont donné une véritable leçon de football.<br />Si le Vélodrome avait revêtu ses habits de gala pour cette affiche qui faisait fantasmer tout un peuple et même au-delà, les hommes de Roberto De Zerbi ont été incapables d'en faire autant. Ils ont carburé à l'ordinaire, et encore, se contentant de faire circuler le ballon sans avoir l'intention de l'emporter, ni de chercher à piquer leur adversaire. Le premier acte s'est ainsi écoulé dans une effroyable langueur monotone, traversé par le seul espoir que les Anglais soient dans un mauvais soir, ce qui n'était pas vraiment le cas.<br />Les Olympiens ont pourtant reçu un avertissement de ce qui leur pendait au nez s'ils continuaient à refuser autant le jeu, avec un but de Hugo Ekitike, annulé pour hors-jeu (23). Hormis une frappe d'Amine Gouiri dans un angle quasi impossible (27), ils n'ont rien montré et Dominik Szoboszlai, sur coup franc, s'est joué d'un mur étrangement sauteur (45+1), avant que l'infortuné Geronimo Rulli ne précipite la défaite des siens (72). Mason Greenwood a tenté de sonner la révolte, en vain, et les Reds ont alourdi la marque, dans les arrêts de jeu, par Cody Gakpo (90+ 3).<br />Sur son banc, Roberto De Zerbi a assisté impuissant au naufrage des siens, loin d'imaginer qu'ils puissent afficher un visage aussi passif le jour où l'Europe avait les yeux braqués sur eux et où ils auraient pu marquer les esprits. L'OM qui fait douter le PSG (https://www.laprovence.com/article/om/15515804738993/psg-om-les-olympiens-nont-que-leurs-yeux-pour-pleurer-apres-avoir-laisse-filer-le-trophee-des-champions) était resté quelque part entre le Koweït et Marseille, et les changements opérés en cours de match n'ont eu aucun effet, en dépit d'une ultime tentative de Pierre-Emerick Aubameyang (90+ 1). <br />Le forfait à la dernière minute d'Emerson (https://www.laprovence.com/article/om/1981172177457914/om-liverpool-emerson-se-blesse-a-lentrainement-et-devrait-etre-indisponible-pour-la-rencontre), blessé à une cuisse, a poussé le technicien italien à repenser ses plans, mais il n'explique pas ce manque d'entrain, ni cette absence d'ambition, rédhibitoire à ce niveau et quand on prétend se mêler au gratin européen. Tout n'est pas perdu, évidemment, et la qualification demeure dans les cordes olympiennes, avec cette 19e place synonyme de barrages.<br />Au lieu de prendre leurs aises et de se rendre à Bruges, mercredi prochain, avec la simple envie d'enfoncer le clou à l'occasion de l'ultime rendez-vous de cette phase de ligue, ils vont trembler toute la semaine, rattrapés par la peur de tout perdre, au cours d'une rencontre sans filet que ratera Benjamin Pavard, suspendu. Les Belges auront même l'occasion de les dépasser en cas de succès et tout le monde va y aller de ses calculs et de ses pronostics, d'ici là.
